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mardi, janvier 31 2012

Sylvain BLONDIN pointe « Les difficultés d’accès aux soins en France. »


A PAREID, le 29 JANVIER 2012,

La problématique de l’accès aux soins médicaux est devenue une question centrale dans notre société où de grands changements dans le monde hospitalier et où une réduction future des effectifs de médecins sur le territoire est à venir.

La loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) du 21 juillet 2009, intervient afin de permettre une mise en place d’une offre de soins de qualité satisfaisant à l’ensemble des besoins en santé et favorisant la proximité d’accès à toute la population. Il est question d’établir un état des lieux de l’accessibilité aux soins en France métropolitaine.

Le temps d’accès aux soins est mitigé : 95 % de la population française a en moyenne accès à des soins de proximité en moins de quinze minutes. De même, la plupart des médecins spécialistes libéraux ainsi que les équipements médicaux les plus usités sont accessibles en moyenne à moins de 20 minutes par la route.
Parallèlement les soins hospitaliers courants sont accessibles pour 85% de la population française en moyenne en 25 minutes et pour les 15% restant en plus ou moins 45 minutes.

Néanmoins, des inégalités d’accès persistent dans les domaines de santé spécialisés.
Les régions rurales, à taux de population de faible densité, se retrouve avec des déserts médicaux dans la plupart des soins spécialisés, auquel s’ajoute l’éloignement des soins généraux de proximité. Depuis 1990, la distance moyenne d’accès aux soins a diminué pour certains spécialistes (urologues etc…), mais a augmenté pour d’autres, en particulier les pédiatres.

Dans les prochaines années, l’effectif de médecins et la densité médicale vont baisser de façon visible, tandis que la population va continuer à croître et par de là, le nombre de personnes âgées, en besoin de soins mais ayant moins de facilité de mobilité, va augmenter. Pour ces populations, vivant dans une zone rurale en proie à une désertification médicale de plus en plus importante, se pose un vrai problème d’accès, et il nous reste à trouver des solutions, tant sur les plans financiers qu’organisationnel, qui deviennent nécessaires si l’on veut leur garantir un service de soins équitable.

C’est ce que l’association BIG BANG crée par Sylvain Blondin et CEFC Médical participent à résoudre en apportant des approches et des solutions, reprise notamment du rapport que Sylvain Blondin à présenté au sénat en Mai 2009.


CEFC médical
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mercredi, janvier 18 2012

Sylvain Blondin explique « SIDA/VIH : fléau pour la Roumanie. »


A PAREID, le 04 janvier 2012

Une des conséquences d’aller recruter des médecins Roumains pour lutter contre les désertifications médicales, et de leur départ pour d’autres pays étrangers pour améliorer leur niveau de vie (salaire moyen environ 500€) c’est l’affaiblissement de l’offre de soin. Les médecins et professions paramédicales partent, les hôpitaux ferment, l’assurance maladie publique transfère ses activités vers des organismes privés qui deviennent de moins en moins accessibles aux personnes (coûts exorbitants) livrant la population en pâture aux dédales des arènes des maladies infectieuses. Ce qu’explique Sylvain BLONDIN, depuis plusieurs années, devenu spécialiste des pays de l’Est.

En période de communisme, le sida était tabou en Roumanie. Rien n’était mis en œuvre pour lutter contre la propagation du virus. D’où le grand nombre d’enfants contaminés, au moins 7 000, par des équipements médicaux non stérilisés et des transfusions de sang infecté, à la fin des années 1980. En plus d’un système en faillite, le refus de prendre des mesures de prévention, des conditions de vie précaires, une mauvaise alimentation etc…, le virus ne pouvait être contrôlé.

Après l’effondrement du bloc soviétique, les années 1990 sont le signe du déclin de la prise en charge sanitaire en Roumanie. On compte un accroissement moyen par 10, des personnes atteintes de syphilis, notamment en France où une épidémie apparut en 2000 avec l’arrivée massive de la prostitution roumaine, sans frontières ni contrôle sanitaire.

Le nombre total de cas déclarés de VIH/SIDA entre 2001 et 2011 pour la Roumanie est passé de 6 500 à 16 000 en 10 ans. Le coût élevé des traitements et médicaments est un obstacle permanent à l'accès aux soins. Des médicaments sûrs doivent être disponibles à des prix abordables pour qui en ont besoin.
En 2011, selon les statistiques, environ  16 000 roumains étaient séropositifs, la plupart d’entre eux ayant entre 15 et 19 ans. Le taux d’incidence du SIDA/VIH chez les adultes en 2011 est de 0.1% contre 0.02% il y a 10 ans. On dénombre un peu moins de 1 000 décès pour cause de SIDA/VIH en 2011.

Les  traitements contre cette maladie sont fréquemment inaccessibles aux femmes qui en ont le plus besoin. Pourtant les femmes et les jeunes filles seraient plus exposées à la transmission du VIH/SIDA, en raison des violences auxquelles elles sont soumises. La Roumanie se situe à la première place des pays d’Europe ayant le plus grand nombre d’adolescents atteints du sida et a du mal à faire évoluer les mentalités de la population, des médias mais aussi des médecins.
La prévention joue un rôle déterminant dans la lutte contre ce virus. Il faut faire prendre conscience à la population, à travers des campagnes de sensibilisation, des dangers qu’elle encourt et comment les éviter. Il faut également faciliter l'obtention de préservatifs, stopper les traitements moins chers et moins efficaces afin de soigner égalitairement ces personnes, et enrayer les échanges d'aiguilles. La toxicomanie par voie veineuse étant le principal mode de transmission du VIH en Roumanie, pour réduire le risque de contamination par le VIH, il faut enrayer les échanges d’aiguilles, informer, conseiller et facilité l’accès aux traitements, pour les toxicomanes.

Rédacteur Sylvain BLONDIN CEFC medical
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