Depuis l’an 2000, les mutuelles du Cher ont annuellement l’habitude de planifier une rencontre-débat sur des thèmes chaque fois différents. Le président des mutuelles du Cher, Alain Boucher, explique que « cette année, nous avons choisi de réfléchir sur le prix de la santé, à partir du constat alarmant du recul de l’accès aux soins ces dernières années. En 2009, 11 % de la population était concernés, 23 % en 2010, 29 % aujourd’hui ! »

À l’index, les complémentaires santé ont été conduits par une politique des transferts des charges dans des dépenses de gestion trop élevées renvoyées sur les assurés. Enfaite, le coût de gestion de la Sécurité sociale est de 5 % tandis que celui des complémentaires tourne autour de 28 %, et beaucoup l’ignore. Par conséquent, les inégalités s’accroissent et c’est bien connu, on ne peut pas continuer ainsi.

Trois intervenants se sont partagés la tâche afin d’animer le débat.

Le débat a été entamé par Frédéric Pierru, docteur en sciences politiques, sociologue du CNRS qui s’appuie sur le Manifeste pour une santé solidaire et égalitaire dont il est co auteur. Il a vaincu en brèche certains lieux communs (le trou de la sécu serait une maladie chronique, la fraude une exception française…). Et enfin, sur les six principes d’une politique d’alternance : solidarité, prévention, égalité, qualité de soins, démocratie sanitaire, éthique médicale.

Pour sa part, Marion Brunat, économiste de la santé a rejeté les questions d’accessibilité (aux soins, sociale, géographique…).

De même, le généraliste urgentiste, Jean-Jacques Coulon a participé sur l’accès aux soins, sachant que le nombre de personnes privées de cet accès sont entre 20 et 30 %.

D’un côté, la rencontre avait été ouverte par le président des mutuelles santé du Cher, Alain Boucher qui rappelle que dès le moment de la rentrée suivante, il y aura une centaine d’étudiants en médecine de plus… « Pourtant, le nombre de départ à la retraite chaque année est supérieur… ».