Il s’agit d’une déformation de la cornée qui devient de plus en plus mince au fil du temps. Elle perd alors sa courbe normale pour prendre la forme d’un cône. Cette déformation engendre des troubles de la vue tels que la vue brouillée et la diminution de la qualité de la vision de loin. Ce trouble de la vue atteint généralement les deux yeux et se déclare au début de la vie adulte, donc à la fin de l’adolescence. Le kératocône affecte autant les femmes que les hommes. 

Les causes de la maladie ne sont pas exactes. Dans la majorité des cas, l’hérédité est la cause. Certains facteurs externes pourraient aussi contribuer au déclenchement de la maladie. Par exemple, le port de lentille cornéenne, le frottement des yeux et même la déstabilisation des hormones lors de la puberté peuvent provoquer le kératocône

Au tout début, la maladie se manifeste par une vision embrouillée ou déformée. La déformation de la vision peut aussi être identifiée comme étant de l’astigmatisme. De plus, la vue de loin devient de plus en plus difficile. Dans ce cas-ci, il s’agit de myopie.  Comme la déformation est irrégulière, les personnes atteintes ont tendance à changer régulièrement de lunettes parce que celles-ci deviennent rapidement inefficaces. 

Heureusement, il est possible de traiter le kératocône et d’ainsi retrouver une vue acceptable. Comme expliqué précédemment, le port de lunettes peut aider un certain temps. Il y a aussi les lentilles de contact sur mesure qui permet un rétablissement intéressant de la vision. Cependant, les traitements par liaisons croisées de la cornée et l’insertion de segments donnent de meilleurs résultats. Ces traitements permettent d’éviter une greffe de la cornée. Ces deux approches ont pour effet de remodeler la cornée de manière à corriger les déformations et à mettre un frein à la perte de la vision. 

En bref, il est possible de traiter le kératocône et améliorer la vision. Évidemment, vous devrez en parler avec un ophtalmologiste pour en savoir plus sur le processus de traitement ainsi que votre éligibilité à subir l’intervention en clinique.