C'est quoi ?
C'est d'abord le plus souvent une femme:
- Les spécialistes s'accordent à dire que 75 % des spasmophiles sont des femmes.
Pourquoi?
Probablement parce que la physiologie de la femme est soumise à de beaucoup plus fréquentes et intenses adaptation, la femme est cyclique (sous contrôle tantôt de la progestérone, tantôt des oestrogènes. Toutes les structures du système nerveux qui conditionnent le comportement sont sensibles aux oestrogènes). Ces cycles peuvent être interrompus, passagèrement, par la gestation ou l'allaitement, ou définitivement par la ménopause.
Ce sont des femmes, probablement aussi à cause d'une sensibilité émotionnelle particulière, qui passent à la fois par l'affectivité et par le corps. Une sensibilisation durablement mise à l'épreuve car c'est la femme qui donne la vie et elle se sent personnellement responsable de l'épanouissement de cette vie donnée.
- C'est aussi une personne dans son intégralité: corps, affectivité, intelligence. Un corps, dont l'excitabilité neuromusculaire est excessive, dont les sécrétions des neuromédiateurs et des hormones sont perturbées, dont l'équilibre et les mouvements ioniques intra-extra-cellulaires (calcium, magnésium, potassium) sont déséquilibrés.
Ces anomalies physiologiques se répercutent obligatoirement sur une affectivité mal contrôlée, d'où une hypersensibilité émotionnelle. Le spasmophile est un instrument qui vibre trop, au risque de jouer faux. Et c'est là qu'intervient l'intelligence. Car il est important de devenir conscient de cette hypersensibilité musculaire, nerveuse et affective.
Il est nécessaire de comprendre que l'un retentit sur l'autre et que, faute de porter remède à l'un et à l'autre, on entre dans un cercle vicieux, cercle qu'il faut rompre. Il est bien d'être raisonnablement convaincu que l'on est soi-même, avec l'aide des autres, l'artisan indispensable de cette transformation.
C'est enfin non pas un malade mais un individu fragile, susceptible de se décompenser et de présenter des troubles physiologiques, un individu vulnérable au stress...
Or, cette vulnérabilité est liée à ce qu'on dénomme terrain et pourrait se transmettre de génération en génération ou par modélisation !?. Même placé dans les situations les plus stressantes, n'importe qui ne devient pas spasmophile.
La spasmophilie pourrait être en quelque sorte un héritage malencontreux auquel on porte remède d'autant plus facilement qu'on intervient très tôt et dès la vie embryonnaire en traitant la mère, et ainsi un apprentissage ou un " ré-imprinting ".
Mais, après avoir mis l'accent sur le handicap que représente la spasmophilie, on peut dire qu'elle est par ailleurs une richesse car, une sensibilité sauvegardée et non plus excessive est source de générosité, d'art, de littérature, de créativité. Elle peut être à l'origine d'une joie profonde et d'une vie intense.
Cette complexité de l'être humain avec les répercussions des sécrétions physiologiques sur le comportement est scientifiquement démontrée, JP Changeux termine son livre sur l'homme neuronal en disant que l'homme est ce que sont ses neurones.
Certaines sécrétions sont liées à l'affectivité, au sentiment de plaisir et aussi au stress:
- ce sont la dopamine et la prolactine, la première inhibant la seconde, toute libération étant dépendante de la disponibilité en calcium et en magnésium libres de leurs mouvements.
L'équilibre de ces sécrétions est particulièrement fragile chez les spasmophiles. Il est nécessaire de parler ici de la relation corps-esprit avec ses interactions.
A titre d'exemple et d'exercice : Imaginez-vous , au marché, en pleine été, recevoir d'un vendeur une tranche de citron bien juteuse, brillant de son jus bien frais, assoiffée vous la portez à la bouche et croquez dedans, le jus coule sur vos dents, emplit votre bouche…
Il est fort probable que ce jus imaginaire ait activé vos glandes salivaires pour en atténuer l'acidité… Les dernières découvertes en Neurologie expliquent ainsi une grande quantité d'excès ou de manque de production de certaines de nos glandes ou neuro-transmetteurs qu'il faut rééquilibrer avec des médicaments. Qu'elles sont mes pensées qui, en relation directe avec mes émotions pourraient causer ces troubles ?!
Le spasmophile n'est pas vraiment un malade mais un individu fragile, susceptible de se décompenser à la suite, le plus souvent, d'événements qui l'ont affecté moralement. Alors il vit mal, très mal, sans pour autant présenter de maladie organique.
Et pourtant, il souffre dans son corps de multiples troubles dont l'origine est spasmique: spasmes et contractures qui provoquent des crises de tétanie, crampes, fourmillements, douleurs de la colonne vertébrale, oppression respiratoire, contractions intestinales; mais aussi, du fait des spasmes vasculaires, des céphalées, des vertiges.
Son hyperémotivité provoque, par ailleurs, des anomalies de la sécrétion des neuromédiateurs et des hormones avec leurs conséquences physiologiques (fatigue, insomnie, stérilité) mais aussi leurs conséquences comportementales (anxiété, agressivité, dépression, perte de mémoire, difficulté de concentration).
Il est handicapé dans ses relations avec l'autre au niveau des perceptions sensorielles qui sont le moyen obligé de toute relation de l'individu avec le monde extérieur et, par là-même, indispensable à l'adaptation. Il est rare qu'il perçoive exactement le monde tel qu'il est. Sa vision est souvent floue et il présente fréquemment une diplopie. Son audition est souvent perturbée par des acouphènes et des bruits de fond.
Certaines fréquences peuvent être perçues avec une plus grande intensité que les autres et coïncider à des troubles comportementaux comme la dépression, les idées suicidaires. Ces troubles ne sont pas constants, apparaissant et disparaissant, variant d'un jour à l'autre, en fonction de l'état de santé et d'émotivité du sujet.
Dans ces conditions, il lui est très difficile d'y apporter, seul, une correction. Cette difficulté nécessite une attention et une dépense d'énergie excessives qui provoquent forcément une très grande fatigue, cette fatigue appelée asthénie puisqu'elle n'est pas la conséquence d'un effort physique.
Source: perso.orange.fr
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