Un médecin réquisitionné, même s'il s'est déclaré gréviste, doit travailler.

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a confirmé avoir "donné comme consigne aux préfets de surveiller la permanence des soins et, si cela se tendait, à l'hôpital notamment, de réquisitionner", sans préciser le nombre de réquisitions ordonnées.

"De toute façon", a expliqué le président du Syngof, "notre objectif était clairement de ne pas entraîner de risques ou de gênes importants au niveau des patients, mais de parler du problème et de prendre date pour l'avenir, quelle que soit l'équipe au pouvoir dans quelques semaines".

Le "souci (des gynécologues) n'est pas tant de payer l'assurance ou le coût même de la prime de l'assurance, c'est le fait d'avoir une couverture d'assurance insuffisante", a expliqué M. Cousin.

"On a des assurances en majorité à contrat à 3 millions d'euros, et des sinistres qui sont supérieurs et une responsabilité qui est personnelle", a précisé le responsable du Syngof.

Selon le Syngof, le secteur privé réalise environ 30% des 800.000 accouchements annuels.

Ce mouvement avait reçu vendredi le "soutien" de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP, directeurs des cliniques). A l'opposé, la FHF (Fédération hospitalière de France), qui représente la quasi-totalité des hôpitaux publics, l'avait vivement condamné, évoquant une "une grève de confort" menée "aux frais du service public hospitalier".

Jeudi soir, après une rencontre infructueuse avec le Syngof, le ministre de la Santé, Philippe Bas, avait appelé les médecins "à une démarche de responsabilité avant le long week-end de Pâques", et rappelé qu'"un décret de décembre 2006 a fortement revalorisé les aides versées aux médecins pour le paiement de leurs primes d'assurance".

Un gynécologue obstétricien dont la prime d'assurance atteint 15.000 euros perçoit une aide de 8.250 à 10.000 euros, avait rappelé le ministre.

Source: news.fr.msn.com