S'arrêter de fumer, c'est possible
Par etoile, mercredi 21 février 2007 à 12:54 :: Tabac :: #9 :: rss
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Par ailleurs, la réactivité individuelle aux différents constituants du tabac et les effets sensoriels associés à l’inhalation de la fumée de cigarette peuvent également contribuer au développement et au maintien de la dépendance. Dans ce contexte, l’ensemble des stimuli environnementaux associés à l’usage du tabac sont susceptibles d’engendrer un conditionnement du consommateur. Comme pour d’autres substances psychoactives, une des caractéristiques importantes de la dépendance tabagique est l’apparente incapacité de cesser sa consommation en dépit de la connaissance des effets néfastes du tabac sur la santé. Ainsi, la rencontre de ces différents stimuli peut provoquer une envie compulsive de faire usage du tabac, entretenir la dépendance et représenter une cause de rechute, même après une abstinence prolongée. |
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• Près de la moitié des fumeurs sont heureux de l’être et ne sont pas prêts pour arrêter, environ 30 % sont ambivalents, ils veulent arrêter mais pas tout de suite, et environ 20 % sont prêts à faire une tentative dans le mois. Ceci est à prendre en compte lorsqu’on tente d’évaluer les besoins d’une population par rapport aux actions et programmes de lutte contre le tabagisme. Dans l’état de Californie, région où les normes antitabac sont parmi les plus fortes au monde, en 1999, le tabagisme de la population n’était plus que de 18 % dont 13 % de fumeurs réguliers ; parmi ces fumeurs, un sur dix n’avait aucunement l’intention d’arrêter. L’arrêt de la consommation du tabac est un changement de comportement qui peut être largement aidé par la prise de substituts nicotiniques correctement dosés. Les résultats de méta-analyses montrent un taux de succès de 20 à 25 % d’abstinence obtenu à 12 mois. La cause de rechute précoce est souvent un mauvais contrôle du syndrome de manque en rapport avec une adaptation posologique insuffisante. Il apparaît donc essentiel d’utiliser des doses initiales suffisantes, déterminées sur la base des critères cliniques de la dépendance (questionnaire de Fagerström), puis d’adapter la posologie en fonction de l’intensité des symptômes de manque. La prescription de ces substituts doit également tenir compte du délai d’activité des différentes formes galéniques (timbres, gommes, pastilles sublinguales, spray nasal, inhalateur). Différentes études permettent de dégager des facteurs associés à un taux plus élevé de réussite de l'arrêt du tabac : - une forte motivation, Les taux d'échec d'arrêt du tabac sont importants. Selon la dernière enquête de l'Insee, parmi les fumeurs qui ont essayé d'arrêter au cours des trois dernières années, environ sept sur dix ont repris une consommation quotidienne. Parmi les trois personnes qui n'ont pas repris leur consommation au moment de l'enquête, une seule est abstinente depuis une année. Enfin, pour optimiser les taux de réussite, il serait important de prendre en compte les traits de personnalité de chacun (recherche de sensations, de nouveauté, extraversion…) et des éventuelles vulnérabilités psychopathologiques. On peut donc penser qu'à l'avenir, la mise en évidence de tous les facteurs de vulnérabilité (y compris génétiques) permettra de mieux prendre en charge l'arrêt du tabac et son maintien. Source: futura-sciences.com |

Si l’usage du tabac est clairement influencé par l’environnement social et affectif de l’individu, la dépendance au tabac serait plus fortement influencée par sa personnalité, son patrimoine génétique, sa vulnérabilité psychopathologique.
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