Le cerveau aussi profite de cet intermède pour éliminer ses « déchets » grâce aux antioxydants.
Généralement, en s'attaquant à la cause de l'insomnie, la plupart des gens retrouvent leurs nuits réparatrices après quelques semaines. Toutefois, si les troubles du sommeil sont la conséquence d'un traumatisme, cela peut prendre des années avant de s'en libérer.
Causes
L'insomnie est un symptôme, pas une maladie en soi, un peu comme la fièvre. Avant de penser à traiter l'insomnie, il faut en trouver la ou les causes. Outre les facteurs liés aux habitudes de vie et à l'environnement (voir « Facteurs de risque »), des troubles physiques passagers ou chroniques, risquent de perturber le sommeil. Certains, comme les deux qui suivent, peuvent même constituer un réel empêchement au sommeil :
• le syndrome des jambes sans repos se caractérise par des mouvements répétitifs des jambes résultant d'un désordre des mouvements moteurs. Pour des raisons mystérieuses, ce syndrome, souvent héréditaire (40 % des gens qui en souffrent ont un parent immédiat touché par ce problème), serait deux fois plus répandu au Québec qu'ailleurs au Canada. Les sensations désagréables qu'il provoque sont surtout présentes lors de périodes de repos, de détente ou d'inactivité durant le jour, mais spécialement au moment de l'endormissement;
• l'apnée du sommeil, qui est fréquente chez les ronfleurs, provoque une suspension de la respiration de 10 à 30 secondes (ou plus). Le dormeur se réveille des centaines de fois dans une nuit. Ce sommeil superficiel entraîne une fatigue et une somnolence diurnes.
Quant à l'âge, il peut également représenter une cause importante d'insomnie. Les épisodes occasionnels d'insomnie sont très courants chez les personnes âgées de plus de 60 ans, pour différentes raisons, comme des changements biologiques, des maladies (davantage de médication), une sensibilité accrue aux facteurs environnementaux ou de l'anxiété.
Conséquences
Les conséquences de l'insomnie se font vite sentir : fatigue, somnolence, irritabilité, pertes de mémoire et difficultés de concentration. De plus, tous nos points faibles deviennent plus évidents : aggravation de problèmes digestifs, de migraines, de symptômes de ménopause, de douleurs musculaires, etc. Si quelques nuits blanches occasionnelles ne sont pas alarmantes, plusieurs nuits sans sommeil le deviennent. Les problèmes de vigilance qui découlent de l'insomnie peuvent être lourds de conséquences :
• le manque de sommeil serait responsable d'un grand nombre de difficultés scolaires, au primaire en particulier;
• la somnolence au volant représenterait de 25 % à 50 % des causes d'accidents de la route selon certaines statistiques1;
• une privation de sommeil, qui dure plus de quelques jours affecte également le système immunitaire, lequel est particulièrement actif durant la nuit. C'est d'ailleurs pourquoi on recommande davantage de repos aux personnes atteintes de rhume ou de grippe.
Symptômes
• De la difficulté à s'endormir.
• Un réveil prématuré.
• Des réveils intermittents durant la nuit.
• Une impression de fatigue au réveil malgré un sommeil normal.
• De la fatigue, de l’irritabilité et des troubles de concentration durant le jour.
• Une anticipation anxieuse de l'arrivée de la nuit.
Personnes à risque
• Les femmes seraient davantage enclines à souffrir d'insomnie que les hommes, surtout lorsqu'elles sont âgées de plus de 60 ans.
• Chez les personnes âgées de 60 ans et plus, le sommeil devient plus léger. pour plusieurs raisons : changements biologiques, maladies (et davantage de médication), sensibilité accrue aux facteurs environnementaux, anxiété, etc.
• Les femmes enceintes dans leurs derniers mois de grossesse : la compression de la vessie causant des envies fréquentes d'uriner.
Facteurs de risque
• La consommation tardive d'excitants (thé, café, cola, chocolat, etc.) et tabagisme.
• Le stress, l’anxiété, un état dépressif, un traumatisme ou des troubles psychiatriques.
• Des perturbations du cycle du sommeil (décalage horaire, horaires de travail irréguliers, etc.).
• Des changements dans la routine (chambre d'hôtel, maison d'un ami, etc.).
• Un environnement inconfortable qui n'est pas propice au sommeil : température inadéquate, éclairage et bruit trop importants, nuit de sommeil en haute altitude ou avec un ronfleur, etc.
• Des troubles digestifs.
• Une mauvaise hygiène du sommeil (siestes trop longues, manque d'activité diurne, soirées trop actives, heures de sommeil irrégulières, etc.).
• Le syndrome des jambes sans repos.
• Un sevrage (tabac, somnifères, tranquillisants).
• La prise de certains médicaments, comme les décongestionnants et bronchodilatateurs (l'effet sédatif du médicament est mentionné sur l'emballage).
• La consommation de plantes stimulantes (comme l'éphédra).
• Un travail excessif à l'ordinateur.
• Des changements hormonaux (grossesse, hyperthyroïdie, ménopause, etc.).
• Des acouphènes.
• Une maladie, comme le reflux gastriques, la fibromyalgie, une maladie chronique (maladies du rein, insuffisance cardiaque, asthme, etc.), de l’apnée du sommeil, de l’hyperactivité, de la nycturie ou une maladie entraînant de grandes souffrances (cancer, arthrite, etc.).
Source: passeportsante.net
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